Après un hiver, plantés dans le jardin...

 C'est le moment de s'occuper de mes bonsaïs.

(eh oui, encore une passion de plus...et celle çi dure depuis plus de trente ans...)

J'aimerai vous faire découvrir le monde de mes "minis arbres" et pourquoi je les aime.

Peut être vous regarderez d'un oeil nouveau cet univers si particulier , et peut être

vous pourrez  "adopter un bonsaï"... En pleine conscience de ce qui vous attend.

 

Une bonne dizaine de bonsaïs sont plantés en ce moment dans mon jardin en pleine terre..

OUI ,OUi ... c'est pas une blague!

En novembre je les retire de leur pot et je les plante au jardin.

C'est un secret de super "vivi", rien que pour vous.

 

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Une technique pas très courante, ( qu'une fée "bridée" des bonsaïs m'a donné) et qui me permet de garder mes bonsaïs depuis une trentaine d'années dans de bonnes conditions, et sans m'en occuper de tout l'hiver.

Juste un peu d'eau si le temps est sec et un coucou de temps en temps.

En plus ils sont super contents d'avoir les racines dans la vraie terre, chatouillés par les vers et protégés par un lit de feuilles, sous un voile d'hivernage...Ils reprennent des forces et des nutriments...et se préparent à fleurir.

Si un maître japonnais me voyait faire, il serait surpris. Mais on est pas au Japon et moi, je les aime mes bébés arbres et je les bichonne à ma guise.

Bon , attention c'est un rituel , uniquement pour les bonsaïs d'exterieur , bien sur. 

Les autres sont restés bien au chaud à la maison... Il y a des privilégiés...(Qui prennent beucoup de la place.)

 

Donc vers la mi-mars, c'est le moment de leur faire la toilette de printemps, ( Quand il ne gèle plus ).

Première chose à faire: laver les pots et les désinfecter .

Car Ils ont passé l'hiver, eux aussi dehors, à l'abri du gèle. Ils ont souvent servi de maison aux escargots et à la vermine du jardin...l'hôtel 4 étoiles gratis!

 Desinfecter, c'est important, car si un arbre a eu une maladie ou un parasite, il ne faut pas garder les germes de l'année précédente....

Chacun à son pot spécifique en fonction de sa taille. Certains des pots sont faits maison , par bibi, en poterie.

(je vous montrerai ma collection au fur et à mesure des articles....)

 

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Puis par une journée ensoleillée, je m'installe sur la table du jardin : Rempotage.

Avec mes outils, mes gamelles, la passoire, les nouvelles terres de diffèrentes compositions.

(Des mélanges, que je fais en fonction de chaque espèce et notés dans mon calepin de bonne jardinière.)

Je sors "la panoplie": plein de petits accessoires pour les soins (ciseaux, racloir, cutter, glue cicatrisante....)

et chacun son tour, on passe chez le coiffeur. On commence par  les racines.

Après avoir fait tomber la terre avec une baguette ou une fourchette, sans abîmer les racines très fragiles,

je taille 1/4 de la touffe avec mes ciseaux désinfectés à l'alcool (très important).

Je prépare chaque pot avec un petit tamis en moustiquaire qui empêche la terre de partir et un fil de fer (ou une ficelle en nylon,) qui permet d'attacher l'arbre au pot.

Je pose de la terre et l'arbre dessus . Je l'attache et je complète la terre jusqu'au collet du pot.

Puis une petite taille des ex-croissances feuillues, pas trop. Juste un petit rafraichissement de la coupe.

Chacun retrouve ainsi sa maison , prend un bon bain d'eau de pluie, déploie ses feuilles et fait une petite sieste à l'ombre.

Dans quelques jours tous retrouvent leur place d'exposition au jardin , jusqu'à l'hiver prochain.

 

 

Pour la petite histoire:

La plus part de mes bonsaÏs sont des "fait maison"...à partir de graines, de boutures, ou des arbres trouvés dans la nature dans des endroits improbables, où ils n'auraient jamais pu pousser adultes.

Prisonnier du beton sur un trottoir, écrasé entre deux pierres à Fontainebleau, rescapé des flammes dans le midi...

Certains sont des bébés portés par les oiseaux ,dans mon jardin, ou dans le jardin des copines.

Seule une belle glycine me fut offerte pour mes 40 ans , (elle avait le même âge que moi.)..

Un magnifique cadeau de mon chéri...

Quelques uns, ont été sauvés in extremis de mauvais traitements.( Comme des chiens abandonnés au refuge de la SPA...) J'en ai ramassé sur les poubelles ... Surement abandonnés par des personnes qui ont achèté un bonsaÏ comme une vulgaire plante. Elles ont été étonnées après, de les voir dépérir par faute de soins adaptés, et les ont jetté un peu trop vite.

Car un bonsaï, c'est comme un animal ou un bébé, il faut s'en occuper tous les jours et parfois plusieurs fois par jour en été, ils ne peuvent pas rester seuls plus de trois jours...demandent de l'eau, de la nourriture et des soins quotidiens.

Tous ont leur histoire et reçoivent beaucoup d'amour. Je ne les martyrise pas du tout (pas de fil de cuivre, pas de scarification...) et il m'est même arrivé de pleurer devant un bonsaî mort, que je n'ai pas pu sauver...

Certains personnes peuvent nous prendre pour des fous, c'est sure...Surtout quand on leur parle...

Mais si les bonsaïs étaient malheureux, ils ne nous recompenseraient pas, par ces moments uniques et magiques de leur floraison ou de la venue de fruits doux et juteux, comme le font leurs grands frères.

 

2014 04 (19)

 

Dans quelques articles je vous presenterai mes pensionnaires et si vous avez un problème avec un bonsaï , n'hesitez pas à me contacter, je peux peut être vous aider.

bon, je ne fais pas des miracles...Mais il parait que j'ai la main verte.